Le démarchage téléphonique commercial sera interdit en France à partir du 11 août 2026. Sanctions, exceptions, 7 alternatives 100 % légales pour les agents immobiliers.
Le démarchage téléphonique commercial sera interdit en France à partir du 11 août 2026. La loi n° 2025-594 du 30 juin 2025 fait basculer le pays d’un régime d’opt-out (Bloctel) vers un régime d’opt-in strict. En clair : plus aucun appel commercial sans consentement préalable, libre et explicite du consommateur. Pour les agents immobiliers, c’est la fin de la pige téléphonique froide telle qu’elle se pratique depuis trente ans. Les sanctions ? Jusqu’à 375 000 € pour une agence, plus la nullité des mandats signés. Voici ce que dit précisément la loi, les rares exceptions prévues, et 7 alternatives 100 % légales pour continuer à signer des mandats.
Sommaire
- Ce que dit la loi du 30 juin 2025
- Calendrier d’application : pourquoi le 11 août 2026
- Sanctions encourues
- Les exceptions à connaître
- Impact concret sur la prospection immobilière
- Les 7 alternatives 100 % légales
- Tableau comparatif des 7 canaux
- Checklist de mise en conformité
- FAQ
Ce que dit la loi du 30 juin 2025
La loi n° 2025-594 du 30 juin 2025, pourtant intitulée « contre toutes les fraudes aux aides publiques », contient un article 13 qui rebat les cartes du démarchage commercial en France. Le texte réécrit en profondeur l’article L. 223-1 du code de la consommation.
La nouvelle règle tient en une phrase. Il est interdit de démarcher téléphoniquement un consommateur qui n’a pas préalablement exprimé son consentement à faire l’objet de prospection commerciale par ce moyen.
Et ce consentement, le législateur le veut exigeant. Selon le texte, il doit être :
- libre,
- spécifique (limité au démarchage téléphonique),
- éclairé,
- univoque,
- révocable à tout moment,
- donné par un acte positif clair (case à cocher non pré-cochée, signature, etc.).
La charge de la preuve repose sur le professionnel. En cas de contrôle, l’agence doit pouvoir démontrer comment, quand et dans quel contexte le consommateur a donné son accord. Sans cette preuve ? L’appel est illégal, même si le numéro n’a jamais été inscrit à Bloctel.
Ce qui change vraiment par rapport à Bloctel
Bloctel reposait sur une logique d’opt-out. Un consommateur devait inscrire son numéro pour ne plus être appelé, et tous les numéros non listés étaient considérés comme démarchables. La nouvelle loi inverse complètement le principe : par défaut, plus personne n’est démarchable. Il faut une autorisation préalable, prouvable et révocable.
Pour la pige immobilière, l’effet est immédiat. Appeler un numéro trouvé sur LeBonCoin ou SeLoger devient illégal, même si l’annonce est publique. La publication d’une annonce ne vaut pas consentement au démarchage. Pour saisir l’ensemble des conséquences sur ce métier, consultez notre guide complet de la pige immobilière en 2026.
Calendrier d’application : pourquoi le 11 août 2026
La loi a été promulguée le 30 juin 2025 et publiée au Journal officiel le 1er juillet 2025. Pourquoi avoir laissé plus d’un an avant l’entrée en vigueur ?
Question de calendrier administratif. Le 11 août 2026 correspond à la fin de la concession de service public Bloctel, dispositif d’opposition au démarchage téléphonique créé en 2016. Le législateur a voulu un basculement propre, sans période hybride : Bloctel s’arrête, le régime d’opt-in démarre.
Attention. Certains secteurs sont déjà soumis à une interdiction effective depuis le 1er juillet 2025. La prospection est proscrite, y compris par email ou SMS, pour :
- la rénovation énergétique des logements,
- l’adaptation des logements à la perte d’autonomie ou au handicap.
Pour le secteur immobilier transactionnel (vente, mandat de recherche), l’interdiction générale s’applique le 11 août 2026. Au moment où nous écrivons (mai 2026), il vous reste donc un peu plus de trois mois pour adapter votre prospection. Court.
Sanctions encourues
Le dispositif de sanctions est lourd, calibré pour dissuader. Les amendes administratives sont prononcées par la DGCCRF, sans passage systématique devant le juge.
- 75 000 € d’amende pour une personne physique (un agent commercial indépendant, par exemple).
- 375 000 € d’amende pour une personne morale (une agence en SARL, SAS, etc.).
- Nullité des contrats conclus à la suite d’un démarchage téléphonique illégal : un mandat de vente signé après un appel non consenti pourra être annulé rétroactivement, sans honoraires.
Le risque ne s’arrête pas à l’amende. Une nullité de mandat, c’est pas de commission, même si la vente a abouti. C’est aussi un risque de remboursement à l’acquéreur quand l’agence a déjà perçu des fonds. Sur une transaction moyenne autour de 4 500 € d’honoraires, multiplier les nullités sur tout un portefeuille devient vite intenable financièrement.
Au-delà du financier, la réputation entre en jeu. Les amendes administratives prononcées par la DGCCRF peuvent faire l’objet d’une publication (name and shame).
Les exceptions à connaître
Deux exceptions strictes sont prévues par la loi. Bien les connaître évite des mauvaises surprises.
Exception 1 : le contrat en cours
Un appel reste autorisé quand il s’inscrit dans l’exécution d’un contrat en cours et porte sur l’objet de ce contrat. Concrètement. Si vous avez signé un mandat avec un client, vous pouvez l’appeler pour lui parler de son mandat : visites, retours, négociation, prolongation.
Cette exception couvre aussi la proposition de prestations complémentaires directement liées à l’objet du contrat. Mais elle ne couvre pas un démarchage tous azimuts vers d’anciens clients dont le mandat a expiré depuis des mois, voire des années.
Exception 2 : l’opt-in actif et prouvable
Vous pouvez appeler un consommateur qui a donné son consentement explicite. Sauf que ce consentement doit répondre à toutes les conditions cumulatives vues plus haut : libre, spécifique, éclairé, univoque, révocable, par acte positif.
Un opt-in valide ressemble à cela. Un formulaire en ligne sur votre site, avec une case à cocher non pré-cochée, mentionnant explicitement « J’accepte d’être contacté par téléphone par l’agence X à des fins de prospection commerciale immobilière. Je peux retirer ce consentement à tout moment. »
Conservez la preuve : date, heure, IP, version du formulaire. La CNIL préconise un horodatage et un stockage durable. Sans preuve recevable, en cas de plainte, la présomption joue contre l’agence.
Impact concret sur la prospection immobilière
Pour un agent immobilier, la pige téléphonique froide représente historiquement une part majeure du temps de prospection. La FNAIM et plusieurs têtes de réseau ont alerté leurs adhérents sur ce changement de paradigme : ce qui était permis hier devient interdit demain.
Trois conséquences métier à anticiper :
- Fin de la pige LeBonCoin / SeLoger en mode classique. Appeler un particulier qui a publié son annonce ne sera plus légal sans consentement préalable.
- Montée en puissance des canaux non concernés. Courrier postal, rencontre physique, recommandations, inbound marketing : ces leviers prennent une importance stratégique nouvelle.
- Réallocation du temps commercial. Les heures passées au téléphone sur des appels à froid doivent basculer vers des activités à plus forte valeur ajoutée : rendez-vous, signature, suivi.
Bonne nouvelle, et elle change tout. 90 % des propriétaires vendent à la suite d’un moment de vie (mariage, naissance, mutation, divorce, succession, retraite). Identifier ces signaux faibles à l’avance, légalement, devient le nouvel avantage concurrentiel.
Sur le terrain, les agences observent déjà une chute des taux de décroché sur les numéros particuliers. Les outils de filtrage (caller ID, applications anti-spam) rendent la pige téléphonique de moins en moins efficace, indépendamment même du cadre légal. La loi du 30 juin 2025 vient finir un modèle qui s’essoufflait déjà.
« Durant mes 8 ans à collaborer avec les agents du réseau ORPI, j’ai vu le téléphone perdre du terrain année après année. Les particuliers décrochaient de moins en moins. C’est ce constat qui m’a convaincu en 2019 qu’il fallait bâtir autre chose : aller chercher le bon vendeur au bon moment, plutôt que d’enchainer les numéros à l’aveugle. La loi du 30 juin 2025 ne fait qu’accélérer un basculement déjà entamé. »
Frédérick Frezzato, fondateur de Maline.
Anecdote courante en agence. Un négociateur passe quarante appels dans la matinée, il en a trois qui décrochent, deux qui raccrochent, un qui dit « rappelez-moi dans six mois ». La semaine suivante, il apprend qu’un voisin direct du dernier prospect vient de signer un mandat avec un confrère, mandat signé suite à un courrier nominatif posté quinze jours plus tôt. Le canal a changé.
Conséquence pratique. Les agents qui basculent tôt bénéficient d’un effet de premier arrivé. Le territoire local n’est pas extensible, et celui qui occupe le terrain (boitage, recommandation, contenu local) avant ses concurrents prend une avance difficile à rattraper.
Les 7 alternatives 100 % légales pour signer des mandats
#1 Prospection prédictive Big Data (Maline Immobilier)
La prospection prédictive est l’alternative la plus directe à la pige téléphonique. Le principe ? Au lieu d’appeler tout le monde au hasard, on repère en amont les propriétaires sur le point de vendre, par l’analyse croisée de signaux faibles publics et de données propriétaires.
Maline Immobilier est l’acteur français référence sur ce créneau. Nos algorithmes passent au crible plusieurs dizaines de millions de données propriétaires chaque mois, pour détecter les moments de vie qui précèdent une mise en vente : changement de situation familiale, mutation professionnelle, succession, transaction récente dans le voisinage, évolution du DPE, etc.
Concrètement, l’agent immobilier reçoit chaque semaine une liste qualifiée de propriétaires à contacter sur son territoire exclusif. Plus de 1 500 agents et agences utilisent Maline en France, avec une note de 4,7/5 sur Trustpilot. Premiers leads sous 15 jours après activation du territoire.
Le contact se fait ensuite par courrier postal ou rendez-vous physique (canaux 100 % légaux après août 2026). Plus de cold call : l’agent arrive avec une connaissance fine du contexte et une légitimité locale.
Avantage clé. La prospection prédictive ne tombe pas sous le coup de l’interdiction, puisque l’agent n’appelle pas. Elle se combine ensuite avec l’un des canaux légaux ci-dessous. Pour comprendre le cadre juridique précis qui s’applique à la pige et à ses alternatives, consultez la page loi pige immobilière 2026.
Mini-CTA : Découvrir Maline et réserver une démo.
#2 Inbound marketing : SEO local + Google Business + content blog
L’inbound consiste à faire venir le prospect à soi, plutôt qu’aller le chercher. Trois leviers majeurs :
- SEO local. Optimisez votre site pour les requêtes « estimation appartement [ville] », « agent immobilier [quartier] ». Un contenu local soigneux génère du trafic qualifié sur la durée.
- Fiche Google Business Profile. Publiez avis, photos, actualités. Une fiche bien tenue capte les recherches « agent immobilier proche de moi » et déclenche des appels entrants (les appels entrants, eux, ne sont pas concernés par l’interdiction).
- Blog et contenu de marque. Articles guides (estimation, fiscalité, DPE), vidéos de quartier, podcasts. Le contenu bâtit votre autorité locale.
Coût : faible à modéré. Délai d’amorçage : 6 à 12 mois pour un SEO local sérieux. C’est un actif long terme. Un article bien positionné rapporte des leads pendant des années.
Astuce pour accélérer : couplez Google Business Profile et avis clients. Chaque transaction réussie doit donner lieu à une demande d’avis. Les fiches qui dépassent 50 avis récents avec une note supérieure à 4,5 sortent systématiquement dans le pack local Google sur les recherches géolocalisées. Effet boule de neige.
L’inbound est complémentaire de la prospection prédictive. Le prédictif vous donne des leads à court terme, l’inbound construit votre marque et génère des contacts entrants sur la durée.
#3 Courrier postal ciblé
Le courrier postal n’est pas concerné par l’interdiction. Il reste un des canaux les plus efficaces en immobilier, surtout combiné à un ciblage prédictif.
Les formats qui fonctionnent :
- Lettre manuscrite ou stylisée signature, adressée nominativement.
- Carte de visite à trois volets avec une estimation rapide du quartier.
- Mini-magazine immobilier local distribué en boîtage ciblé.
Règle d’or. Pas de contenu commercial agressif, mais une approche valeur : rapport de marché local, biens vendus récemment, retours de visites. Le taux de retour d’un courrier soigné reste supérieur à ce que la plupart des agents imaginent.
Coût unitaire : 0,80 à 2 € par pli. Volume modéré, qualité de lead élevée dès lors que le ciblage est prédictif.
Attention. Un seul courrier ne suffit jamais. Prévoyez une séquence de 3 à 5 envois espacés sur 3 à 6 mois. La répétition crée la familiarité et fait passer votre nom dans la mémoire longue du propriétaire. Le jour où le moment de vie déclencheur arrivera (mutation, succession, divorce), c’est votre nom qui remontera spontanément.
Bonus juridique : conservez un duplicata de chaque envoi et sa date. En cas de plainte ou de litige, vous pouvez prouver que vous avez utilisé un canal légal, pas l’appel téléphonique.
#4 Email avec opt-in RGPD
L’email commercial reste autorisé, à condition d’avoir un opt-in valide. La logique est très proche de celle du téléphone après août 2026. Sans consentement libre, spécifique, éclairé et univoque, l’envoi est illégal.
Comment collecter des opt-ins propres ?
- Aimant à leads sur votre site. Proposez un guide PDF (« 10 erreurs à éviter quand on vend »), un calculateur d’estimation, un accès à des biens en avant-première. En échange, l’internaute laisse son email et coche la case opt-in.
- Événements locaux. Salons, journées portes ouvertes, conférences. Recueillez les coordonnées avec un consentement papier ou digital.
- Estimations en ligne. Outil d’estimation gratuit avec collecte d’email et opt-in clair.
Conservez la preuve du consentement (date, source, formulaire) pendant toute la durée d’utilisation des données. La CNIL contrôle ce point.
Bonne pratique : segmentez vos listes par origine du consentement. Un internaute qui a téléchargé un guide n’a pas le même niveau d’engagement qu’un visiteur d’open house. Adaptez la séquence d’emails à la maturité du prospect.
#5 SMS avec opt-in (cadre B2C strict)
Le SMS commercial vers un consommateur (B2C) suit le même régime que l’email : opt-in préalable obligatoire. La loi du 30 juin 2025 étend explicitement les règles à tous les moyens de prospection électronique pour certains secteurs (rénovation énergétique notamment).
Bonnes pratiques :
- Mention de désinscription dans chaque SMS (STOP au 36xxx).
- Identification claire de l’expéditeur dès les premiers caractères.
- Pas de SMS le dimanche ni les jours fériés.
- Fréquence raisonnable, un SMS par mois grand maximum.
Le SMS est puissant pour des relances ciblées : rappel d’estimation, invitation visite privée, lancement d’un bien en avant-première. Taux d’ouverture généralement supérieur à 90 %, contre 20 à 30 % pour l’email.
#6 Porte-à-porte structuré
Le porte-à-porte n’est pas visé par l’interdiction du démarchage téléphonique. Il reste légal, encadré par d’autres règles (droit de rétractation de 14 jours pour les contrats signés au domicile, identité de l’agent affichée, etc.).
Une méthode structurée fait toute la différence :
- Préparer l’amorce. Prétexte de visite légitime (rapport de quartier, vente récente d’un voisin, journée du voisinage). Jamais de cold knock agressif.
- Carte de visite et flyer. Laisser une trace, même en cas d’absence.
- Repasser plusieurs fois. La première visite ne convertit jamais. La 3e ou 4e crée la familiarité.
- Respecter la déontologie. Pas de pression, pas de mensonge sur l’identité, refus accepté sans insister.
Couplé à un ciblage prédictif (savoir à quelle porte sonner), le porte-à-porte devient redoutable. Sans ciblage ? Perte de temps.
#7 Recommandation et réseau (NPS, parrainage, sphère d’influence)
La recommandation est le canal le plus rentable et le plus sûr juridiquement. Un client satisfait qui parle de vous à sa famille n’est pas un démarchage téléphonique. Aucun risque légal.
Quatre leviers à activer :
- NPS post-transaction. Trois mois après la signature, demandez à vos clients leur Net Promoter Score. Les promoteurs (note 9-10) sont vos meilleurs ambassadeurs.
- Programme de parrainage. Rémunération ou cadeau pour chaque mandat signé grâce à un parrain.
- Sphère d’influence. Cartographiez les 50 à 200 personnes qui vous connaissent et entretenez la relation : voeux, anniversaires, news local. Pas de prospection, juste de la présence.
- Avis Google. Demandez systématiquement un avis à chaque vendeur et acheteur. Vos avis Google nourrissent votre SEO local et votre crédibilité.
Coût marginal quasi nul, qualité de lead la plus élevée des sept canaux. Seule limite : volume plafonné par la taille de votre réseau actuel.
Tableau comparatif des 7 canaux
| Canal | Légalité après août 2026 | Coût | Volume | Qualité de lead | Temps requis |
|---|---|---|---|---|---|
| #1 Prospection prédictive (Maline) | 100 % légal | Moyen | Élevé | Très élevée | Faible |
| #2 Inbound (SEO + GBP + blog) | 100 % légal | Faible à moyen | Croissant | Élevée | Élevé (long terme) |
| #3 Courrier postal ciblé | 100 % légal | Moyen | Modéré | Élevée | Faible |
| #4 Email opt-in RGPD | Légal sous opt-in | Faible | Élevé | Moyenne | Faible |
| #5 SMS opt-in | Légal sous opt-in | Faible | Modéré | Moyenne | Faible |
| #6 Porte-à-porte | 100 % légal | Faible | Faible | Variable | Élevé |
| #7 Recommandation | 100 % légal | Très faible | Plafonné | Très élevée | Modéré |
Comment basculer dès maintenant : checklist de mise en conformité
Quelques mois devant vous pour adapter votre prospection. Voici les actions à mener avant le 11 août 2026.
- Auditer votre prospection actuelle. Combien d’appels à froid faites-vous par semaine ? Quelle part vient de numéros sans opt-in ? Quel taux de transformation ?
- Identifier les contrats en cours. Listez les mandats actifs. Ces contacts restent autorisés dans le cadre du contrat.
- Mettre en place une collecte d’opt-in. Formulaire site web, estimation en ligne, événements. Avec horodatage et conservation des preuves.
- Rédiger des mandats à jour. Intégrer dans vos mandats une clause de consentement explicite au démarchage téléphonique post-mandat (case à cocher indépendante).
- Former les équipes. Pas question de laisser un négociateur appeler à froid par habitude après août 2026. Le risque de nullité pour l’agence est réel.
- Déployer un canal alternatif principal. Choisissez 1 ou 2 alternatives parmi les 7 ci-dessus. La prospection prédictive est la plus rapide à activer.
- Documenter votre process. En cas de contrôle DGCCRF, il vous faudra prouver votre conformité. Rédigez un document interne décrivant comment vous traitez les opt-ins et les contrats en cours.
Pour aller plus vite, comparez les solutions disponibles sur le marché : voir nos tarifs Maline et nos comparatifs sectoriels.
FAQ
Le démarchage téléphonique B2B (entre professionnels) est-il aussi interdit ?
Non. La loi du 30 juin 2025 vise le démarchage des consommateurs (B2C), via l’article L. 223-1 du code de la consommation. La prospection entre professionnels, elle, reste autorisée. Avec une réserve : le RGPD et le droit d’opposition s’appliquent toujours.
Pour un agent immobilier, cela signifie qu’appeler un confrère ou un notaire reste possible. En revanche, appeler un particulier propriétaire sans opt-in devient interdit.
Puis-je rappeler un ancien client dont le mandat est expiré ?
Non, pas directement. L’exception « contrat en cours » ne couvre pas un ancien client. Si le mandat est terminé depuis plusieurs mois, il faut un opt-in actif pour le recontacter par téléphone.
La solution propre. Faire signer, dans le mandat initial, une autorisation explicite de prospection commerciale post-mandat avec une case à cocher distincte. Le client peut retirer cette autorisation à tout moment.
Bloctel disparait-il complètement le 11 août 2026 ?
Oui. La concession Bloctel s’arrête à cette date. Le système d’opposition n’a plus de raison d’être puisque le démarchage devient interdit par défaut.
Inutile de continuer à vérifier les numéros sur Bloctel après cette échéance. La règle bascule en interdiction générale, sauf opt-in.
Quelles sanctions en cas de plainte d’un consommateur ?
Les sanctions sont administratives : 75 000 € pour une personne physique, 375 000 € pour une personne morale (agence). S’ajoute la nullité du contrat signé à la suite d’un démarchage illégal, donc absence d’honoraires.
La DGCCRF peut prononcer ces sanctions sans passer par le juge, et publier la décision (name and shame). L’effet réputationnel s’ajoute à l’amende.
Comment prouver le consentement d’un consommateur ?
La preuve incombe au professionnel. Conservez la trace technique : date, heure, IP, capture du formulaire, version des CGU au moment du consentement. Pour un opt-in papier, archivez l’original signé ou un scan.
Sans preuve recevable, l’appel sera considéré comme illégal en cas de plainte. La CNIL recommande une durée de conservation alignée sur la durée d’utilisation des données.
Conclusion
L’interdiction du démarchage téléphonique au 11 août 2026 n’est pas une menace, c’est une opportunité de structuration. Les agences qui misent encore tout sur la pige téléphonique froide devront basculer dans l’urgence. Celles qui ont déjà diversifié leur approche (prédictif, inbound, courrier, recommandation) prennent une longueur d’avance.
La prospection prédictive reste la voie la plus rapide pour remplacer le volume de leads que la pige téléphonique apportait, tout en restant 100 % légal et avec une qualité de contact bien supérieure.
Si l’approche vous parle, la suite logique est d’en discuter concrètement avec quelqu’un de l’équipe. Réservez une démo Maline pour voir comment fonctionne l’activation d’un territoire exclusif et regarder ensemble si la méthode colle à votre secteur, vos volumes, vos objectifs sur les douze prochains mois.



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